Article 2 : Le but de l'association est de réunir la population de SECLIN et des environs pour faire connaître l'histoire du patrimoine de SECLIN, sa culture, son art et sa gastronomie. Elle aura pour but également de créer des liens d'amitiés avec les autre Géants des Flandres, de la Picardie et du Hainaut, d'avoir des réunions, des échanges et des correspondances avec les associations qui font vivre ces géants

Article 3 : L'association est à but non lucratif, sans opinion politique, philosophique et confessionnelle. Elle est laïque, c'est à dire respectueuse des convictions personnelles de chacun. Elle s'interdit toute attache politique et confessionnelle. Elle est composée uniquement de bénévoles.

Comme le souligne nos statuts dans son article 2 de son chapitre 1er, nos actions sont tournées vers la défense du patrimoine culturel, artistique, architectural et gastronomique de notre ville et du Mélantois. Nous agissons pour faire connaître la richesse de ce patrimoine qui mérite d'être découvert.

Pour cela nous intervenons, chaque année, aux journées du patrimoine, nous soutenons toutes les réalisations qui oeuvrent dans cette voie. Nous coordonnons nos efforts avec d'autres associations qui militent pour la restauration de monument historique. Par notre présence sur d'autre site, dans d'autres manifestations extramuros nous agissons comme porte parole de notre commune.

Nos prestations costumées soit en costumes du moyen âge soit en costumes de marin, lors des manifestations festives stimulent la curiosité et incitent aux questions. Lors de nos déplacements dans les forums , dans les foires et autres rassemblements notre association propose, à chacune de ses sorties, de faire connaître un artiste seclinois (photographe, peintre, sculpteur……) en exposant quelques unes de ses œuvres pour le faire connaître.

Bienvenue à Seclin ! Découvrez dans notre Diaporama les principaux monuments de la ville de Seclin, la vie au Moyen-Age, les jeux et divertissements. Par ici la visite !

Mise à l'honneur : les artistes Seclinois

Joël HUGOO

Eléments de biographie : Joël HUGOO est né le 15 janvier 1951 à Esquerdes (62). A la fin des années soixante-dix, il découvre le pastel. La rencontre avec l'artiste Maurice Noël (prix de Rome) sera décisive. Plus tard, Madame Mauguin l'encourage dans son travail. Un an à peine après ses premiers pastels, il expose pour la première fois à Versailles, au Salon d'Ile-de-France (1979). Parallèlement à sa production personnelle (peintures, sculptures), il obtient une Licence d'Arts Plastiques à la Sorbone. Depuis 1989, il est sociétaire du Salon des Artistes Français. Après avoir beaucoup voyagé en France (Nîmes, Orléans, Lille), il s'installe à Seclin en 1992. Depuis 6 ans, il enseigne les arts appliqués à Tourcoing. Il est devenu depuis peu, en 2001, sociétaire de la Fondation TAYLOR de Paris.
Joël HUGOO a participé à de très nombreuses expositions personnelles ou collectives, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, en Allemagne et en région parisienne. Il a réalisé plusieurs commandes publiques.


Patrick POTE

Eléments de biographie : Patrick POTE est né le 28 janvier 1952 à Seclin. Son intérêt pour le dessin et la couleur se manifeste dès son enfance. Durant les années 1970, au contact de nombreux artistes et intellectuels (tels que Gaston Criel, Jacky Dodin, Didier Cressot, Nees Vansteland), il développe sa technique picturale. En 1980, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture. Son atelier, situé chez lui au 3, rue Maurice Bouchery à Seclin est déjà un élément essentiel dans sa vie de peintre. A proximité d'un jardin, c'est un lieu de travail, de réflexion, de convivialité et aussi le principal lieu d'exposition des œuvres de l'artiste, même si celles-ci quittent parfois le petit atelier pour une exposition à Lille, à Paris ou ailleurs, souvent dans le Nord.

Jean-Baptiste MULIER

Eléments de biographie : Jean-Baptiste Mulier est né à Seclin le 30 juin 1912. Son goût pour la peinture commence probablement avec les décors que tout jeune, il réalise avec son frère Louis, peintre décorateur. Pendant la deuxième guerre mondiale, il écrit des sketches et des chansons pour venir en aide aux prisonniers de guerre et participe à la création de la troupe « Art et Charité » qui donne en 1943 la pièce « l'Arlésienne ». Dès 1961, il devient maître-carillonneur à la collégiale Saint-Piat et fonde le syndicat d'initiative de Seclin. Il crée ensuite les écoles de peinture et de dessin de Seclin et de Wattignies et édite des recueils de poésies patoisantes, des poèmes et un livre « Souvenirs ».
Artiste inspiré par la nature, il travaille « sur le motif » à la manière des peintres impressionnistes. Son sujet de prédilection demeure surtout la ville de Seclin : les monuments historiques et les principaux sites de la ville, de la campagne environnante. Jean-Baptiste Mulier meurt à Seclin le 11 novembre 1995.

Jean Francis MULIER

Eléments de biographie : Fils de Jean-Baptiste Mulier, Jean Francis Mulier est né à Seclin le 19 mars 1944. Inspiré depuis l'enfance par l'art de son père, il se passionne très tôt pour la peinture. Il réalise de nombreux paysages, et s'intéresse également aux sites et aux monuments seclinois. Parallèlement à la peinture, Jean Francis Mulier accumule de nombreuses fonctions qui font de lui l'une des personnalités de Seclin : il enseigne le dessin à l'école municipale de Seclin depuis 1961, devient sociétaire des Artistes Français à Paris à partir de 1977 ; il est également illustrateur, carillonneur titulaire de la ville depuis 1991 et directeur du Syndicat d'Initiatives de la ville. Ce dernier, situé au 9, Boulevard Hentgès à Seclin est également le lieu où l'artiste peint et expose ses oeuvres.

Renato CASCIANI

Eléments de biographie : Renato Casciani est né en 1957 à Lallaing (Nord). Médecin généraliste, il est installé à Seclin depuis 16 ans.
Les oeuvres de Renato Casciani cultivent toujours un paradoxe. Que nous montre-t-il ? Quel est le sujet de ses oeuvres ?. Ses peintures possèdent deux niveaux de lecture. Une interprétation OU une autre produit du sens, mais ce qui intéresse Casciani est la dynamique créée par une interprétation ET une autre. Dans ses installations qui utilisent une source lumineuse, celle-ci fait partie de l'oeuvre. Elles mettent en scène une dualité entre une réalité matérielle, sensible, génératrice de sens, et une projection lumineuse, immatérielle, qui questionne la première lecture. Ainsi, le sujet de ce qui semble être l'oeuvre est toujours confronté à son contraire. Les oppositions Vie / mort, Réalité / illusion, Matériel / immatériel, permettent à l'artiste d'interroger la perception immédiate de « l'objet plastique ».

Gaston CRIEL

Eléments de biographie : Né le 30 septembre 1913 à Seclin de Gaston Criel, comptable et de Hortense Bodel, couturière. Sa famille s'installe au 35 rue des Comtesses à Seclin en 1920.
Il suit une scolarité laïque, tout d'abord au lycée Charlemagne puis au lycée Franklin à Lille. C'est sa grand-mère, ancienne soeur sécularisée, qui s'occupe de l'éducation chrétienne de Gaston et de sa soeur Christiane.
C'est à cette époque, alors même qu'il engage des études de commerce, qu'il écrit ses tout premiers poèmes (Etincelles, Gris, Amours). Ces poèmes sont imprégnés de tendresse, de douceur mais aussi, par endroits, de secrètes blessures.
En 1938, il a obtenu l'adresse de Paul Eluard et de Georges Duhamel à Paris et leur écrit en joignant à ses lettres des exemplaires de ses poèmes.
En 1939, il a vingt-six ans et, comme son père 15 ans plus tôt, il est mobilisé et part à la guerre comme sergent au 168e Régiment d'Infanterie. Il sera fait prisonnier rapidement et détenu au Stalag XIA. Durant cette période il aura une correspondance avec les poètes de Paris tel que Paul Eluard ou André Breton. C'est alors qu'il dirige et réalise les Cahiers littéraires.
En 1945, c'est la Libération et le retour à Seclin. Il fréquente alors le « Café Jean » où des gens célèbres se retrouvent, mais il rêve toujours de Paris et de littérature.
Paul Eluard l'invite à quitter Lille pour Paris. Il fréquente alors Les « Deux magots » et le « Flore », des cafés de Saint-Germain-des-Prés où il rencontrera Jean-Paul Sartre, Juliette Gréco, Boris Vian, Anne-Marie Cazalis, et bien d'autres. Du reste il loue une chambre au 42 rue Bonaparte dont le propriétaire est Jean-Paul Sartre.
Paul Eluard présente Gaston Criel à Jean Paulhan qui le recommande à André Gide dont il devient le secrétaire. Il anime les Mardis littéraires au « Boeuf-sur-le-Toit » et y rencontre Jean Cocteau. Gaston Criel sera donc assistant sur le plateau de tournage de La belle et la bête
En 1953 il part pour l'Amérique avec Jane Heyt, américaine fortunée qui est éprise de lui. Il visite alors New York, Chicago, Saint-Louis, New-Orleans, Los Angeles. Il entre de plain-pied dans l'univers du jazz et découvre Louis Armstrong, Duke Ellington et Charlie Parker. Il écrit Swing.
Au début des années 50, il rentre à Paris il retrouve les Delaunay qui le font admettre comme secrétaire de la Galerie Maeght. Il rencontre Léger, Braque, Picasso.
C'est aussi à cette époque qu'il collabore à de nombreuses revues européennes.
Le 28 février 1955, il est engagé comme attaché culturel à Radio Tunis. Il anime alors une émission de radio qu'il intitule : « Lettres de mon fauteuil ».
Il donne des conférences sur la musique ou sur la poésie à Alger, au Caire, en Irak, mais revient régulièrement à Paris où il est toujours locataire de Jean Paul Sartre. C'est à Paris qu'il rencontre Henry Miller avec qui il fraternise.
Le 7 janvier 1962, l'O. A. S. met en place un attentat visant son appartement. Il n'en reste rien. Il décide alors de repartir dans le Nord.
Il s'installe Boulevard Carnot à Lille. Il participe à différents projets dont le journal Le Noroscope qui ne durera pas longtemps. Ensuite il est engagé par son beau-frère pour développer le service de publicité de son entreprise. A Menin, il rencontre Michelle, il a 50 ans et elle 20. En 1966, ils s'installent à Seclin dans la maison du père de Gaston qui vient de mourir. Ils y font souvent la fête mais Gaston n'écrit plus.
En 1969, sa soeur divorce et il perd son travail de publicitaire. Il aménage un mobil-home près de l'autoroute où il installe un « bar », le Cocorico où il sert de la boisson gratuitement. C'est alors qu'il se remet à écrire (et vers 1970 il donnera naissance à sa trilogie : Sexaga, Phantasma et Circus). Il travaille ensuite comme barman à La voie lactée à Lille. Il y rencontre des jeunes gens venus essentiellement pour le voir. Le café sera détruit par le feu en 1970.
En 1971, Gaston et Michelle se marient avec la seule présence de leurs deux témoins. En 1974, Michelle obtient, par concours, une promotion à Paris. Gaston refuse de partir sans donner d'explication. Elle part donc seule mais ils ne se séparent pas, au contraire l'éloignement les rapproche encore plus. En 1982 elle revient à Seclin et ils reprennent la vie commune. Gaston écrit tout le temps. En 1988, il fait éditer son 5ème roman autobiographique L'Os quotidien, qui sera d'ailleurs offert lors de l'inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale en mars.
Gaston meurt le 05 janvier 1990 d'un arrêt cardiaque. Il est enterré au cimetière de Seclin mais ses proches ne comprennent toujours pas sa disparition.

Sources : Biographie de Gaston Criel 1913-1990 de Janine Hache
Revue Nord' n° 24 de décembre 1994

Bibliographie des titres les plus importants

Romans :
La Grande Foutaise (Ed. Fasquelle, 1952)
Sexaga (Ed. Plasma, 1975)
Phantasma (Ed. Plasma, 1977)
Circus (Ed. Vrac, 1981)
L'os quotidien (Ed. Est, 1988)
Jojo Odyssée

Essais :
Swing (Ed. Vrac)

Poèmes :
Gris (Ed. La Hune)
Blues (Ed. La tour de feu)
Popoème (Ed. Millas Martin)

 

 

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