CARILLONS et CLOCHES
Qui chantent du haut des beffrois les heures des villes du Nord ? 


On fait remonter l’origine du carillon au frère de Moïse, Aaron, qui portait au bas de sa robe 72 pommes de pierres précieuses entremêlées de clochettes d’or. Ses mouvements produisaient ainsi des sons qui conduisaient les pensées de l’homme vers Dieu. Carillonner vient de l’espagnol quadrillonare, quadra : Quatre. Les premiers carillons mécaniques du Moyen Age comportent quatre cloches. Ils ne font tout d’abord que sonner l’heure au moyen d’une série de coups frappés sur une cloche. Les premiers coups échappant à l’attention des auditeurs, on fait tinter en premier des appiaux ou cloches d’appel. La cloche se charge de significations et le développement de l’artisanat du bronze et de l’airain amène des dynasties de fondeurs dans les régions de Douai et de Saint – Omer. Pour créer un carillon, il faut une chambre de cloches, une tour de préférence en bois pour ses qualités acoustiques, un clavier et des transmissions. Les carillons sont parfois égrenés par des automates qui frappent sur des cloches à heures fixes. Tous les mois, les carillonneurs montent les marches du beffroi pour ôter la poussière du bronze des cloches afin de conserver les sonorités profondes de leur musique. Ainsi est-il possible d’entendre les 62 cloches qui couvrent 5 octaves chromatiques du carillon de Douai, l’un des plus complets d’Europe, les 40 cloches du beffroi de Bergues ou les 48 cloches de la collégiale d’Avesnes sur Helpe. Que dire de la qualité de sonorité de celui de Seclin, ancienne capitale du Mélantois !

 

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